Titane ASTM F136 : pourquoi c'est le bon choix pour un piercing

Sur chaque fiche de la boutique, vous lisez « titane ASTM F136 ». Ce n'est pas un argument marketing : c'est une norme précise, et c'est la seule matière que nous posons sur un piercing neuf au salon. Voici ce qu'elle garantit.

Ce que désigne la norme ASTM F136

ASTM F136 est une norme qui définit un alliage de titane (Ti-6Al-4V ELI) destiné aux implants chirurgicaux : prothèses, vis osseuses, plaques. Elle impose une composition contrôlée et un niveau d'impuretés très bas. Autrement dit, un bijou conforme à cette norme est fait d'une matière conçue pour rester dans un corps humain pendant des années.

Vous croiserez aussi la norme ASTM F67 : c'est du titane non allié, également de qualité implantable. Les deux conviennent. Ce qu'il faut éviter, ce sont les bijoux vendus simplement comme « titane », sans aucune référence de norme : rien ne dit alors de quoi ils sont réellement faits.

Le vrai sujet : le nickel

La plupart des réactions aux bijoux viennent du nickel. L'acier dit « chirurgical » (316L) en contient entre 10 et 14 %. Il est stabilisé dans l'alliage, donc il n'en libère qu'une faible quantité — mais sur une plaie ouverte, et sur une peau déjà réactive, cette faible quantité suffit parfois à entretenir une irritation qui ne guérit jamais complètement.

La réglementation européenne limite d'ailleurs la quantité de nickel qu'un bijou inséré dans un piercing peut libérer. Le titane de qualité implantable passe cette limite très largement, puisqu'il n'en contient pas volontairement. C'est pour cette raison qu'il est devenu le standard chez les perceurs qui travaillent proprement.

Les autres avantages, concrets

  • Le poids. À volume égal, le titane est près de moitié moins lourd que l'acier. Sur un lobe un peu détendu, un hélix pendant ou un industriel, la différence se sent en fin de journée.
  • La stérilisation. Il supporte le passage en autoclave sans se dégrader. Chaque bijou que nous posons est stérilisé avant la pose.
  • La tenue dans le temps. Il ne rouille pas, ne noircit pas et ne se décolore pas au contact de la transpiration, de l'eau de mer ou du chlore.
  • La couleur. Les finitions dorées, rose gold ou noires s'obtiennent par anodisation : on colore la couche d'oxyde en surface, sans ajouter un placage susceptible de s'écailler.

Le polissage compte autant que la matière

Un bon bijou pour piercing neuf, c'est une matière implantable et une surface parfaitement lisse. La moindre rayure ou bavure de finition accroche les tissus en cicatrisation et entretient l'irritation. C'est l'autre raison pour laquelle nous ne posons pas de bijoux bas de gamme, même en titane : le métal peut être correct et la finition mauvaise.

Même logique du côté de la fermeture : sur nos labrets, aucun filetage ne traverse le piercing, que ce soit en push-pin ou en filetage interne. Le détail est expliqué dans push-pin ou filetage interne.

Et l'or ?

L'or massif, à partir de 14 carats et sans nickel, est une autre option valable sur un piercing cicatrisé. Le plaqué or, en revanche, n'a rien à faire dans un piercing : la couche se microfissure et le métal qui se trouve dessous entre en contact direct avec la peau.

En résumé

Pour une première pose, un piercing encore sensible ou une peau réactive, le titane conforme ASTM F136 est le choix le plus sûr, et c'est celui que nous appliquons sans exception au salon. Tous les bijoux de la boutique répondent à cette norme.

Pour aller plus loin : les bijoux d'oreille, les bijoux de nez, les nouveautés, ou nos conseils de soins après un piercing.

Retour au blog